septembre 25, 2021 11:31 AM

Les prix du pétrole brut Brent jouent avec la barre des 70 $

Cette semaine, le prix du pétrole brut Brent a dépassé la barre des 70 dollars, une étape importante pour cette matière première en pleine reprise, mais il est rapidement retombé en dessous de ce seuil. Pourquoi la hausse a-t-elle eu lieu ? Pourquoi a-t-il ralenti et où se dirigera-t-il la semaine prochaine ? Telles sont les questions cruciales que nous posons dans les perspectives énergétiques de ce week-end, bien que nous nous intéressions également à certaines "tendances montantes" dans le monde de l'énergie.

/ Publié le mars 15, 2021

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Ce week-end, de nombreux sourcils se sont levés lorsque le Brent a atteint 70 dollars : il y a quelques mois, 50 dollars semblaient élevés pour cette matière première en plein redressement, après tout, une grande partie du monde se débat encore sous une demande pandémique déprimée. Alors que certains analystes ont immédiatement commencé à parler de la ligne des 75 dollars, le prix est en fait redescendu cette semaine, mais depuis, il est remonté à un peu moins de 70 dollars le baril. Qu’est-ce qui a provoqué cette hausse brutale mais éphémère, et qu’est-ce qui alimente la tendance à la hausse ? Jusqu’où ira-t-elle ? Telles sont les informations sur l’énergie que nous vous présentons dans les perspectives énergétiques de ce week-end.

L’Arabie saoudite est à l’origine de la hausse de 70 dollars… ou plutôt les rebelles yéménites.

Le bond initial à plus de 70 dollars le baril de Brent a eu lieu après une annonce alarmante de l’Arabie saoudite il y a un peu moins d’une semaine. Plusieurs de leurs installations pétrolières avaient été prises pour cible par les rebelles à l’aide de drones et de frappes aériennes ratées. Bien qu’aucun dommage matériel important (ou perte de vie) n’ait résulté de ces attaques, elles ont été suffisamment conséquentes pour rappeler aux acheteurs l’instabilité de la région.

Ces attaques rappellent, bien qu’elles soient loin d’être aussi efficaces, celles de 2019 qui ont paralysé, pendant une courte période, la production pétrolière saoudienne. Cela semble avoir été suffisant pour encourager la hausse des prix. Après tout, si les attaques étaient les préquelles d’engagements plus sérieux ou de frappes perturbatrices, alors l’approvisionnement pourrait être affecté négativement. Lorsque cela s’est avéré ne pas être le cas, les prix du Brent se sont à nouveau détendus et sont redescendus.

Cela n’est pas surprenant étant donné la nature très temporaire des perturbations. Si les attaques avaient réussi, la hausse aurait pu être beaucoup plus forte et la baisse plus lente.

Les prix du pétrole brut Brent continuent de grimper indépendamment de la situation.

Les événements en Arabie saoudite, bien que dramatiques, ont fini par être plus une anomalie sur le radar qu’un moment important sur le marché, mais ils ont contribué à percer la marque psychologique de 70 dollars le baril. Néanmoins, le prix n’a pas atteint un tel niveau depuis, bien qu’il ait certainement flirté avec la ligne, se situant juste en dessous de 70 $ au moment de la rédaction. La dynamique haussière semble être une combinaison d’optimisme latent quant à l’état de l’économie qui se redresse lentement (en particulier en Chine et en Inde) et de la décision des producteurs russes de ne pas augmenter leur production (ce qui les maintient en ligne avec les objectifs conservateurs de l’OPEP).

Pourtant, la hausse a été lente cette semaine, ce qui peut s’expliquer par un certain nombre de facteurs, dont la plupart jouent probablement un rôle dans la détermination actuelle du prix. Tout d’abord, nous avons le grand froid au Texas, qui a réduit la capacité et la production des raffineries, freinant ainsi les prix, la production de brut se rétablissant plus rapidement que la production des raffineries. Ensuite, il y a le dollar américain, qui s’ est quelque peu redressé, empêchant le prix d’augmenter trop rapidement. Enfin, le retour du pétrole iranien sur le marché chinois, et peut-être bientôt européen si les sanctions sont levées, représente une source importante de pétrole, suffisante pour empêcher la demande croissante de faire grimper les prix trop rapidement.

Avec des prix du Brent qui oscillent juste sous les 70 dollars, il est probable qu’ils les franchissent à nouveau avant le week-end prochain. S’ils terminent la semaine, cela semble être un pari sûr si l’on suit les tendances, mais rien n’est certain et une grande nouvelle pourrait entraîner les prix du pétrole dans n’importe quelle direction !

Les tendances minières révèlent l’évolution croissante vers les énergies renouvelables et les batteries

Si le pétrole est d’une importance vitale pour l’économie canadienne, ce n’est pas la seule matière première dont nous disposons. L’expertise canadienne en matière d’extraction s’étend également au secteur minier, notamment à la production de métaux traditionnels comme le cuivre, le nickel et le zinc, où elle attire constamment de nouvelles entreprises. Alors que le prix et la production des métaux platineux et de l’or chutent quelque peu, cette semaine a été la dernière au cours de laquelle une attention croissante a été accordée aux “métaux de batterie”.

Avec un rôle dans la construction des véhicules électriques (VE) ainsi que dans le stockage plus traditionnel de l’énergie, les batteries et les métaux qui les composent, comme le lithium, sont de première importance. Et les investissements croissants à l’intérieur et à l’extérieur de l’industrie minière canadienne témoignent de leur importance industrielle. Les effets des prix des métaux et des mineurs canadiens pourraient être encore plus importants selon la décision du président américain Biden d’autoriser ou non davantage de projets miniers sur les terres fédérales.

Lorsque les combustibles fossiles retrouveront leurs prix antérieurs, le monde se tournera de plus en plus vers des sources d’énergie alternatives, et les producteurs de métaux en batterie le savent. La seule question qui se pose maintenant est de savoir si leur production accélérée dépassera la demande croissante et fera chuter les prix, ou s’ils seront incapables d’accélérer l’extraction assez rapidement pour répondre à la demande, ce qui fera continuer à augmenter les prix. Il est certain que le résultat final, comme dans le cas des fluctuations du prix du Brent que nous avons vues cette semaine, sera un peu des deux.

(Image en vedette par Planet Labs via Wikimedia commons)

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