septembre 25, 2021 1:19 PM

La Cour suprême met fin au débat sur la taxation du carbone au Canada

La Cour suprême a mis un terme au débat en cours sur la taxe carbone controversée de Justin Trudeau. Cette taxe devant atteindre 170 dollars par tonne d'ici à 2030, de nombreuses parties prenantes s'inquiètent de l'avenir de l'économie canadienne. Cependant, tout le monde n'est pas aussi pessimiste, et certains sentent qu'une opportunité émerge pour les startups de technologies vertes en général, et pour le Canada en particulier.

/ Publié le mars 30, 2021

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La Cour suprême a confirmé la constitutionnalité des hausses controversées de la taxe sur le carbone de Justin Trudeau, ouvrant ainsi la voie à des hausses supplémentaires qui feront passer le taux de la taxe sur le carbone à 170 dollars par tonne d’ici 2030. Le taux de la taxe sur le carbone devant déjà atteindre 50 dollars par tonne l’année prochaine, le plan de Trudeau pour atteindre le taux cible de 2030 est d’augmenter la hausse d’une année sur l’autre à 15 dollars (elle est actuellement de 10 dollars par an) et d’assurer la continuité des hausses annuelles au moins jusqu’en 2030.

Évidemment, il va sans dire que l’industrie et les groupes de consommateurs sont en colère contre les nouvelles mesures ; l’hyperventilation habituelle sur la destruction d’emplois, la décimation de l’industrie et la chute libre du niveau de vie est de mise. Lorsqu’on lui a demandé ce que l’augmentation des taxes signifierait pour l’industrie énergétique canadienne, Dan McTeague, ancien membre du Parti libéral, a répondu qu’elle entraînerait “une fermeture de l’industrie”. On ne sait pas exactement comment il est passé d’un déclin du pétrole et du gaz à un arrêt complet de l’industrie de l’énergie, mais on peut dire sans risque de se tromper que nous allumerons encore les lumières pendant de nombreuses années.

C’est un débat éprouvant : que nous réserve l’avenir ?

Quel que soit l’avenir, il est plus sain à long terme d’adopter une vision globale des choses. Il est peu probable que le gouvernement Trudeau adopte un comportement destructeur irréfléchi. Il est peu probable que le gouvernement Trudeau adopte un comportement destructeur irréfléchi. Le scénario le plus probable est que, du moins au niveau macroéconomique, son approche implique un certain degré de neutralité fiscale. Après tout, ce n’est pas comme si les nombreuses subventions et incitations en faveur de l’énergie propre créées grâce à l’augmentation des recettes fiscales étaient destinées à un lointain trou noir.

Quoi qu’il en soit, à vue d’œil, rien de plus spectaculaire qu’un rééquilibrage de l’économie n’est susceptible de se produire. En fin de compte, cela signifie que plus le “carnage” subi par certains secteurs est important, plus les opportunités sont grandes dans d’autres. Si l’industrie énergétique traditionnelle du Canada s’effondre vraiment, d’où le Canada tirera-t-il son énergie ? Ceux qui répondront à cette question créeront, sans aucun doute, des opportunités d’emploi pour les travailleurs canadiens, tout en réalisant de jolis profits.

Il convient également de noter que nous avons déjà commencé à changer de cap dans la même direction que celle dans laquelle les hausses de la taxe sur le carbone sont censées nous pousser – la hausse simultanée de l’importance des métaux pour batteries et du cours de l’action de Tesla en témoigne. Et, bien que ce ne soit que le début, nous voyons apparaître les germes d’une industrie axée sur les énergies renouvelables au Canada. La conversion de l’usine de véhicules électriques (VE) de Ford à Oakville est un exemple qui illustre bien les possibilités qui s’offrent aux entreprises prêtes à remplacer le lobbying pour le statu quo par l’innovation pour l’avenir.

Quelles sont les possibilités qui découleront de la taxe sur le carbone ?

La vraie question maintenant n’est pas “qu’est-ce qui va mal tourner ?”. Elle devrait plutôt être “quelles sont les opportunités ?”. Et bien qu’il soit encore tôt, une réponse à cette dernière pourrait être que les startups de la technologie verte sont prêtes à exploser à la suite de cette taxe. C’est en tout cas une opinion partagée par plusieurs personnes du secteur technologique, comme l’a rapporté TechCrunch.

En fait, selon un investisseur qui s’oppose fermement aux prophètes de malheur, “le prix élevé du carbone a le potentiel de faire du Canada une centrale électrique pour la mise à l’échelle de technologies de décarbonisation révolutionnaires et pour le déploiement de solutions comme la capture du carbone, l’électrification industrielle et l’électrolyse de l’hydrogène.”

Bien entendu, pour que le Canada devienne un chef de file reconnu dans l’une ou l’autre de ces industries, il faudra un effort ciblé de la part de plus d’une partie. Devenir une puissance dans le monde neutre en carbone ne sera pas l’œuvre d’une entreprise ou d’une personne en particulier, mais plutôt le résultat d’un effort combiné engagé impliquant de multiples acteurs publics et privés.

Le Canada, une puissance en matière de technologies vertes ? C’est tiré par les cheveux, mais c’est possible

Il existe toutefois des signes avant-coureurs prometteurs. La politique climatique générale de M. Trudeau – dont la taxe sur le carbone était la pierre angulaire – indique qu’une grande partie des recettes fiscales supplémentaires servira à concrétiser des projets verts. Cependant, on ne sait toujours pas comment cela va se passer, et il est probable qu’une bonne partie des recettes fiscales sera absorbée par le système de “paiement incitatif pour l’action climatique”, qui vise davantage à calmer les électeurs qu’à stimuler les nouvelles industries.

Et si le pire scénario pour les espoirs des technologies vertes est que le bénéfice moyen estimé à 2 018 dollars par famille sera simplement réinjecté dans le maintien des niveaux actuels de consommation de combustibles fossiles. Cela ne veut pas dire que tout espoir est perdu en l’absence d’un soutien gouvernemental adéquat, mais simplement que celui-ci ne sera probablement pas suffisant en soi. Des investissements privés seront également nécessaires, ainsi qu’une réelle nécessité d’être compétitif en termes de prix par rapport aux sources actuelles de combustibles fossiles.

Y parvenir sera toutefois un défi, mais la motivation pour le surmonter, du moins, est maintenant élevée. Les Canadiens étant de plus en plus contraints financièrement d’adopter les technologies vertes, les énergies renouvelables et les autres technologies neutres en carbone sont désormais accessibles au grand public, et non plus seulement aux communistes libéraux verts.

Plus que les incitations gouvernementales, c’est probablement la véritable raison pour laquelle TechCrunch rapporte que le Canada est en passe de devenir une puissance en matière de startups vertes. C’est également la raison pour laquelle des événements tels que la Startup Supercup mettent en avant les technologies vertes. Ces startups sont maintenant dans une position où elles sont prêtes à exploser dans les années à venir si elles peuvent fournir les solutions nécessaires dans un monde de plus en plus neutre en carbone.

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(Image en vedette par Pixabay via Pexels)

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