avril 22, 2021 3:11 AM

Le faible prix de l’essence fait chuter les ventes de voitures au Canada

En novembre, les ventes au détail au Canada avaient atteint leur point le plus bas en sept mois en raison de la baisse du prix de l'essence et des ventes moins importantes que prévu du segment automobile. Plus précisément, le secteur a subi une baisse de 0,9 % par rapport à ce qu'il affichait en octobre, selon un rapport de Statistique Canada. En novembre, les ventes au détail au Canada avaient atteint leur point le plus bas en sept mois en raison de la baisse du prix de l'essence

/ Publié le février 5, 2019

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En novembre, les ventes au détail au Canada avaient atteint leur point le plus bas en sept mois en raison de la baisse du prix de l’essence et des ventes moins importantes que prévu du segment automobile. Plus précisément, le secteur a subi une baisse de 0,9 % par rapport à ce qu’il affichait en octobre, selon un rapport de Statistique Canada. Pour comparer, Analystes de Bloomberg déclarent que cette baisse est principalement due à une diminution de 5 % des ventes dans les stations-service et de 1,8 % des ventes de véhicules et de pièces détachées. Ces deux facteurs avaient exceptionnellement affecté le secteur de la vente au détail, à tel point que si l’on retire ces chiffres des calculs, les ventes au détail canadiennes ont en fait augmenté de 0,2 % au cours de la même période.

Outre l’effet significatif des ventes de voitures et d’essence sur le commerce de détail, un autre élément clé du rapport est que les gens dépensent moins en meubles, matériaux de construction pour la maison et équipements de jardin. Cela pourrait indiquer que l’impact de la hausse des intérêts d’emprunt du pays, qui a fait monter les prix des maisons, s’est propagé dans le commerce de détail. Plus précisément, les ventes des magasins de meubles ont diminué de 0,4 %, tandis que les ventes de matériaux de construction et d’équipements de jardin ont chuté de 0,3 %.

Pour cet article, nous retraçons brièvement les développements les plus récents dans le domaine de l’essence et des voitures et nous abordons ce que pourrait être la prochaine activité en matière de taux d’intérêt.

Le prix du gaz devrait augmenter pour le reste de l’année 2019

Les Canadiens ont apprécié les prix du gaz les plus bas en décembre de l’année dernière, qui s’est poursuivie jusqu’en janvier de cette année. Le prix moyen du gaz était d’environ 1,02 dollar par litre le 2 janvier, le taux le plus bas depuis juillet 2017, mais ce taux “agréable” ne durera pas le reste de l’année, selon l’analyste de GasBuddy Dan McTeague. En fait, il voit “une course folle à la pompe” pour 2019. D‘ici le printemps, les Canadiens pourraient payer le prix de l’essence le plus élevé qu’ils aient connu depuis 2014. Par exemple, le gouvernement canadien va commencer à mettre en place une taxe sur le carbone dans toutes les provinces afin de lutter contre les effets du changement climatique. Naturellement, cette taxe serait répercutée sur les consommateurs sous la forme de prix élevés de l’essence ou d’une augmentation des tarifs des transports publics. McTeague a ajouté que l’imprévisibilité des prix de l’essence sera également déclenchée par l’évolution tout aussi imprévisible des prix du pétrole dans le monde. Plus récemment, les analystes s’attendent à ce que la sanction imposée par le président américain Donald Trump au Venezuela pourrait signifier que le Canada verra une augmentation de la demande pour ses exportations de pétrole. Nicolas Maduro a rompu les relations de son pays avec les Etats-Unis cette semaine après que la Maison Blanche ait déclaré avoir reconnu son rival Juan Guaido comme président légitime du Venezuela, perdant ainsi l’un de ses plus gros fournisseurs de pétrole, qui pourrait à terme s’approvisionner au Canada. Cette possibilité pourrait soulager le Canada de l’offre excédentaire qui a fait chuter les prix du pétrole et du gaz l’année dernière.

La baisse des ventes de voitures pourrait se poursuivre en 2019

Les ventes d’automobiles au Canada ont chuté pour la première fois en plus de 10 ans, selon le Global Automakers of Canada ou GAC. Plus précisément, il n’y a eu que 1 984 992 unités vendues en 2018. Les ventes de décembre ont contribué à la chute avec seulement 114 289 unités vendues pour le mois.

Le pays a également connu une baisse des ventes de voitures particulières et de camions légers de 21,1 % et 6,5 % respectivement, selon DesRosiers Automotive Consultants. La Banque Scotia a déclaré que les ventes de voitures au Canada continueront à souffrir cette année : “Nous prévoyons que les ventes de voitures au Canada vont chuter à 1. La banque multinationale a déclaré que la baisse des ventes en 2018 était due à une croissance économique lente, un faible taux d’emploi et des taux d’intérêt en hausse – des facteurs qui continuent à se manifester en 2019.

La banque du Canada n’a pas encore déterminé si le pays pourrait atteindre un état stable en termes de taux d’intérêt. Selon lui, la banque centrale doit prendre en compte les développements concernant les tensions commerciales mondiales actuelles, l’impact des faibles prix du pétrole dans le pays et le marché du logement du pays avant de pouvoir déclarer un taux d’intérêt stable.

Actuellement, le taux directeur de la banque centrale est de 1,75 %. Il pourrait être augmenté entre 2,5 et 3,5 %, mais le maintien de ce taux reste “une question ouverte”, a déclaré le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz.

Et maintenant ?

Alors que le rapport de Statistique Canada a souligné que la faiblesse des ventes d’essence et de voitures était le principal facteur de la baisse des ventes au détail, il est également important de noter que, selon ce même rapport, 11 autres grandes catégories de ventes au détail ont affiché des ventes négatives.

Ces 11 catégories représentent jusqu’à 75 % de l’ensemble du commerce de détail, ce qui indique que les dépenses de consommation ont diminué. Soit les gens n’ont plus envie d’acheter, soit quelque chose de plus convaincant a affecté leur pouvoir d’achat. Les économistes devraient donc examiner de plus près ce qui a le plus influencé le comportement des Canadiens en matière de dépenses.

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