septembre 25, 2021 1:16 PM

La magie des champignons : le Canada se positionne comme un leader.

Au Canada, des arrêts marquants ont autorisé l'utilisation de la psilocybine, l'ingrédient psychédélique des "champignons magiques", dans le traitement de certains patients en phase terminale. S'agit-il d'un rare contretemps législatif ou du début d'un changement de statut juridique ? Si le marché s'ouvre, nous pourrions assister à un autre boom du marché comme celui du chanvre, de la TBD ou du cannabis, et le Canada est bien placé pour en profiter s'il agit rapidement.

/ Publié le octobre 14, 2020

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Au Canada, des arrêts marquants ont autorisé l’utilisation de la psilocybine, l’ingrédient psychédélique des “champignons magiques”, dans le traitement de certains patients en phase terminale. S’agit-il d’un rare contretemps législatif ou du début d’un changement de statut juridique ? Si le marché s’ouvre, nous pourrions assister à un autre boom du marché comme celui du chanvre, de la TBD ou du cannabis, et le Canada est bien placé pour en profiter s’il agit rapidement.

Cet été, le Canada est devenu un leader dans le domaine des thérapies expérimentales, en permettant à quatre patients atteints de cancer de suivre une thérapie de type “champignon magique”. C’est du moins ce que disent les gros titres. Mais les titres peuvent être trompeurs, car les patients ont souvent sauté la partie sur les champignons et sont passés directement à la magie.

Ces cas ne sont qu’un exemple des applications médicales de la psilocybine, la molécule clé du champignon psychédélique. Cette molécule a été découverte “scientifiquement” au milieu du XXe siècle, mais son utilisation a été interdite par la plupart des gouvernements malgré les preuves croissantes de son potentiel psychologique.

Comme le cannabis ou la CDB avant lui, ce “champignon magique” pourrait devenir un acteur majeur du marché médical et commercial si la légalisation et la dépénalisation se poursuivent. Le Canada a la possibilité de se positionner avantageusement pour profiter de ce boom, mais seulement s’il commence à prendre des mesures dès maintenant.

Légalisation du “champignon magique” – hoquet à court terme ou tendance à long terme ?

Alors que le Canada dépénalisait progressivement puis légalisait la marijuana à des fins médicales et finalement récréatives, le pays a vu apparaître de nouveaux acteurs puissants. Des entreprises sont apparues pour devenir les leaders mondiaux du mouvement, fournissant du cannabis non seulement pour la consommation nationale mais aussi internationale. Si une partie du battage médiatique s’est dissipée, il est indéniable que le Canada est sorti gagnant.

La première et la plus importante question à se poser est donc la suivante : est-il probable qu’une légalisation complète de la même portée que la loi sur le cannabis soit un jour mise en place ?

Sous le poids des preuves médicales croissantes, les mêmes qui ont été utilisées pour plaider l’affaire du mois d’août, chaque décision judiciaire ou législative de ce type est un obstacle supplémentaire levé. À terme, la vague d’opinion médicale et populaire ne pourra plus être stoppée. Le gouvernement se rendra compte que la légalisation (et la fiscalité, la réglementation, etc.) sera plus sûre, ainsi que plus rentable.

Bien qu’à l’heure actuelle, le Canada soit légèrement à la traîne. Plusieurs villes américaines ont déjà décriminalisé le médicament. Les pays européens semblent divisés : tandis que certains durcissent les restrictions, d’autres les assouplissent pour les usages médicaux ou même certains usages récréatifs. Les universités des deux côtés de l’Atlantique financent des études médicales ou psychologiques, ce qui constitue à la fois une incitation et une preuve du changement progressif.

Il semble clair que la psilocybine ne se dirige plus vers le marché noir des “champignons magiques”, mais vers les feux de la rampe des médicaments modernes. Ce qui signifie également de sérieuses opportunités commerciales.

Pourquoi le Canada est sur le point de gagner des millions (au moins) grâce aux champignons magiques.

L’expérience économique réussie du Canada dans le domaine du cannabis montre qu’il dispose des infrastructures commerciales, législatives et logistiques nécessaires pour tirer profit de la production, voire de l’exportation, de la psilocybine.

La bourse canadienne recense déjà quelques-uns des rares acteurs dans ce domaine émergent. Des entreprises qui, malgré l’absence de statut juridique de leurs produits potentiels, valent déjà des dizaines de millions en prévision de leurs succès futurs. Lorsqu’une société basée à Londres (Compass) a breveté une molécule artificielle de psilocybine, la valeur de son stock a plus que doublé. Le marché présente un intérêt très réel, et de l’argent, et le Canada ne devrait pas hésiter à capitaliser.

Le Canada a une histoire d’innovation médicale et thérapeutique, et les entrepreneurs canadiens sont bien équipés et impatients de s’installer dans ce nouvel espace. Des grands produits pharmaceutiques aux champignons fonctionnels innovateurs dans le domaine de la santé, les Canadiens sont bien placés pour en tirer profit. Mais les gains qu’ils pourraient réaliser ne sont pas seulement économiques. Ces molécules sous-explorées présentent une réelle valeur psychologique et médicale.

Combien de temps faudra-t-il pour que l’économie du champignon “magique” se développe ?

Il est clair que nous assistons au début d’un changement de conscience concernant l’utilisation des psychédéliques. Plutôt que l’enthousiasme sauvage et débridé des années 60, les pionniers actuels sont patients, ancrés dans la science et cherchent à apporter des avantages majeurs à certaines des personnes les plus vulnérables de notre société. La décision du mois d’août est la preuve que leurs efforts commencent à porter leurs fruits.

Si la décision historique de l’été n’est qu’un pas en avant, les choses pourraient s’accélérer pour le marché canadien des psychédéliques. C’est certainement le cas dans d’autres pays. Le Canada ne doit pas se laisser dépasser, sinon il perdra la possibilité de s’imposer comme leader dans un secteur qui devrait atteindre les 7 milliards de dollars d’ici 2027.

(Image présentée par Igor Kamelev via Pexels)

AVERTISSEMENT : Le présent article a été traduit de CAStocks.org par un contributeur tiers et ne reflète pas l’opinion de CAStocks, de sa direction, de son personnel ou de ses associés. Veuillez consulter notre clause de non-responsabilité pour plus d’informations.

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