août 18, 2022 12:46 AM

Canada – Chine : vers un apaisement ou une escalade des tensions ?

La Chine a adressé une mise en garde au Canada contre une énième détérioration des relations bilatérales, après l’octroi du droit d’asile à un couple chinois ayant participé aux manifestations de Hong Kong. Cependant, la victoire de Joe Biden lors des présidentielles américaines pourrait totalement changer la donne et acter le dénouement de ce désaccord qui dure depuis deux ans.

/ Publié le novembre 13, 2020

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La dynamique internationale est de plus en plus marquée par le découplage politique et économique, en particulier en ce qui concerne la Chine. Il existe donc une exigence claire de réalisme recentré dans les relations diplomatiques sino-canadiennes.

Déjà deux ans de désaccord entre le Canada et la Chine  

La relation entre les deux pays s’est fortement dégradée, depuis fin 2018, avec l’interpellation à Vancouver de la directrice financière du géant chinois Huawei Meng Wanzhou. Immédiatement, Pékin a répliqué avec l’arrestation de ceux que l’on surnomme les deux Michael (Kovrig et Spavor, respectivement ancien diplomate et homme d’affaires canadiens). Les autorités chinoises les emprisonnent toujours pour des accusations d’espionnage.

Les deux pays se sont alors engagés dans un engrenage sans précédent, et c’est les échanges commerciaux qui ont dû subir les conséquences de l’empoisonnement de cette relation houleuse.

Si le Canada ne faisait que répondre à un mandat d’arrestation des américains, qui accusent la haute dirigeante de Huawei de contourner les sanctions américaines vis-à-vis de l’Iran, les chinois le voient autrement. Ils le décrivent plutôt comme un complot, de services de renseignements, émanant d’une décision politique. Ils considèrent tout simplement que Trump aurait utilisé Mme Wanzhou pour faire pression sur la Chine.

Le processus d’extradition de la fille du fondateur de Huawei suit alors son cours normal. Assignée à résidence, Mme Wanzhou tente d’obtenir l’annulation de cette procédure. Elle sera prochainement l’objet d’une nouvelle audience à la Cour fédérale du Canada.

La situation à Hong Kong attise encore plus de tensions

La Chine a adressé une mise en garde au Canada contre une énième détérioration des relations bilatérales, après l’octroi du droit d’asile au Canada à un couple de Hongkongais ayant participé aux manifestations contre le gouvernement chinois. En voilà un dossier de plus qui envenime davantage la relation entre le Canada et la Chine.

L’ambassadeur chinois à Ottawa, Cong Peiwu, n’a pas mâché ses mots : il a assuré que cet accueil pourrait entraîner des conséquences sur « la sécurité et la santé » des 300 000 ressortissants canadiens vivant à Hong Kong, et des nombreuses entreprises canadiennes qui s’y trouvent.

La directrice générale de l’Alliance Canada Hong Kong, Cherie Wong, a qualifié les propos de Cong Peiwu de « menace directe à tous les Canadiens ». Pour sa part, Le Premier Ministre Justin Trudeau a déclaré que la Chine use d’une « diplomatie coercitive » en détenant deux canadiens.

Peu après, Pékin a de nouveau riposté en portant plainte auprès du gouvernement canadien pour refus de condamner des propos « antichinois ».

Pour mémoire, le Premier Ministre canadien a toujours cherché l’appui de ses alliés, mais sans aucun succès. Lors du sommet virtuel avec la Chine en Septembre, l’Union européenne a tout de même franchi le pas en demandant la libération des deux prisonniers canadiens. Mais bien évidemment Pékin ne compte nullement lâcher prise.

 Vers des relations moins tendues ?

Plusieurs observateurs avançaient que l’unique issue de cette mésentente sino-canadienne dépendait du résultat de la présidentielle américaine. La victoire de Joe Biden pourrait alors totalement changer la donne et acter le dénouement de cette interminable affaire. Le nouveau président américain souhaite visiblement préconiser une approche multilatérale avec la Chine. Cela permettrait au Canada de retrouver une voix audible pour calmer les ardeurs du dragon chinois.

Il faut avouer que le Canada cherche actuellement de nouveaux repères pour rétablir sa relation avec la Chine. Bien que Justin Trudeau ne soit clairement pas partisan de la diplomatie des otages, l’idée de négocier avec la Chine la libération des deux prisonniers n’est pas à exclure.

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(Image présentée par tee2tee via Pixabay)

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